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Bientôt, la carte des vins de la région : Alsace

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Présentation de l'Alsace

Planté au cœur de l'Europe, le vignoble alsacien connecte les mondes latin et germanique, selon un axe Nord-Sud de plus de 100 km. De Strasbourg à Mulhouse, il traverse 119 communes, pour une surface totale de 15 600 hectares. L'Alsace est d'abord réputée pour ses blancs, tranquilles ou effervescents (le fameux crémant), mais elle produit aussi quelques rouges et rosés.

A l'est des Vosges...

Toutes les vignes d'Alsace prennent le soleil du matin sur le contrefort oriental des Vosges, où elles prospèrent aux altitudes moyennes - entre 170 et 480 mètres. Ce coteau d'une centaine de kilomètres, presque sans rupture, les met à l'abri des pluies : les Vosges assèchent et réchauffent les vents d'Ouest avant qu'ils n'atteignent la plaine d'Alsace, dont le vignoble est ainsi le moins pluvieux de France en moyenne annuelle, grâce au bien connu effet de foehn - qu'on retrouve en Ardèche ou en Haute-Provence. Le climat alsacien, continental et sec, se trouve ainsi bien plus clément pour la vigne qu'on pourrait l'attendre à cette latitude, avec une belle saison sèche et chaude.

Au niveau des sols, l'Alsace est une véritable mosaïque, puisque le vignoble longe la zone de fracture ouest du fossé rhénan : on y trouve aussi bien des calcaires, des granites, des schistes, du gneiss ou du grès. Généralement, une succession s'installe entre d'anciennes roches sur le haut des vignes (granite, gneiss ou ardoise), tandis que leur base, plus proche du Rhin, sera davantage formée de calcaires, de marnes, de lœss voire de limons.

De l'intendance romaine à l'AOC grands crus

Comme beaucoup de régions viticoles françaises, l'Alsace a découvert le vin par l'influence romaine. La spécificité de la région réside dans le caractère notoirement mouvementé de ce qu'on appelait la « Germanie supérieure » : les légions sont présentes en masse pour garder cette frontière alors plus agitée que d'autres. L'installation d'une petite culture viticole locale se fera d'abord en réponse à cette présence militaire - même si l'essentiel des besoins restait couvert par l'importation de vins du nord de l'Italie.

Quand l'empire s'effondre, c'est l'Église qui prendra le relais en protégeant un petit réseau de vignes destinées à l'office. Au début du IXème siècle, une première source fait état de 160 localités alsaciennes où l'on cultive la vigne - on dit que Charlemagne aurait fait partie des propriétaires... Pour les vins d'Alsace, le Moyen-Âge est une période faste, aussi bien en termes de réputation que d'exports. Ils connaîtront leur apogée au XVIème siècle, avec une surface équivalant à deux fois le vignoble actuel.

Ils seront en revanche dévastés par la Guerre de Trente Ans (1618-1648), comme l'ensemble du monde germanique. Privée d'hommes, désorganisée, la production mettra plus d'un siècle à s'en remettre. La Révolution aura peu d'effet sur la production, mais elle divisera fortement le vignoble : après la vente des biens du clergé, l'Alsace devient une région de petits producteurs autonomes, avec une surface type autour de 2 hectares. En 1828, la superficie totale du vignoble est remontée à 30 000 hectares.

L'Alsace est ensuite marquée par l'annexion allemande après 1871, qui amène une politique de volume au détriment de la qualité. Après quelques initiatives dans l'entre-deux-guerres, c'est surtout après 1945 que l'Alsace effectuera une vaste opération de redressement qualitatif, qui la ramènera dans le peloton de tête des vins français, avec la reconnaissance par l'AOC Alsace en 1962, puis l'appellation Grands crus en 1975.

Cépages germaniques et « noble assemblage »

Aujourd'hui encore, le vignoble alsacien conserve une forte influence allemande. C'est sur les cépages qu'elle est la plus forte, notamment en blanc - avec le trio emblématique des riesling, sylvaner et gewurztraminer, suivi de près par le pinot gris (l'ancien « tokay d'Alsace ») et le pinot blanc. Les rouges et rosés sont quant à eux uniquement à base de pinot noir, en bon voisinage bourguignon. On trouve aussi un peu de muscats (fruités mais secs), chardonnay, savagnin et chasselas (localement appelé klevener du Heiligenstein).

Enfin, si vous lirez souvent Edelzwicker sur les bouteilles alsaciennes, n'allez pas croire qu'il s'agit d'un mystérieux cépage rhénan ! Ce terme signale simplement un « noble assemblage » entre cépages alsaciens. Dans l'idée, il s'agit donc d'un équivalent germanique du passe-tout-grains bourguignon.

Des étiquettes à l'américaine

Les vins d'Alsace sont parmi les rares du Vieux monde qui ne mettent pas en avant une localité, mais plutôt un cépage. Si leur étiquette débute presque toujours par la mention AOC Alsace, en effet, elle sera suivie du cépage plutôt que du village comme c'est l'usage dans les autres régions.

L'appellation alsace grand cru (AOC) est quant à elle réservée à une cinquantaine de crus jouissant des meilleures expositions, tous exploités en blancs. Les parcelles concernées se répartissent sur 47 communes, mais ne couvrent que 5 % de la surface du vignoble. Pour ces grands crus, seuls 7 cépages sont autorisés : le riesling, le gewurtraminer, le pinot gris, le sylvaner et les muscats blanc, rose et ottonel.

On pourra également trouver deux mentions de production sur les bouteilles d'alsace :

  • vendanges tardives (Spätlese)
  • sélection de grains nobles, pour les vendanges manuelles par sélections successives.

Avantage blanc, tendance crémant

Si la production alsacienne reste dominée par les vins blancs tranquilles vinifiés traditionnellement, elle s'illustre aussi dans les effervescents, avec le célèbre crémant d'Alsace, qui couvre presque un cinquième du vignoble, et qui est développé selon la méthode champenoise.

Parmi les curiosités, citons également les vins de paille et le fameux vin de glace (Eiswein), au goût très sucré, obtenu de raisins vendangés gelés.

Les vins d'alsace sont bus à 75 % sur le marché français. Ils s'exportent essentiellement en Belgique, en Allemagne et aux Pays-Bas.

Pour aller plus loin

lien vers wikipedia wikipédia

Les appellations alsaciennes

Concernant les vins tranquilles, l'Alsace comprend administrativement en tout et pour tout 2 AOC. Alsace et Alsace Grand-Cru.

La région est très tournée vers les vins mono-cépages, chacun donnant droit à une dénomination au sein de l'AOC. Cinq sont éligibles aux grands crus ainsi qu'aux mentions Vendanges tardives et Sélection de Grains Nobles :

Aussi très présents en Alsace, on trouve également les mono-cépages suivants :

Et pour être complet, n'oublions pas l'Alsace Chasselas et l'Auxerrois, ainsi que les deux appellations d'assemblage que sont l'Alsace Edelzwicker et l'Alsace Gentil.

Pour les cépages éligibles, il existe pas moins de 51 grands-crus définis sur les terroirs bien précis. Kaefferkopf, Osterberg, Vorbourg, etc.

Enfin, les vins mousseux possède une appellation dédiée : Crémant-d'Alsace.

Fiche technique

Les cépages les plus répandus dans la région

Autres informations techniques

Géographie

Pays : France

Climat

continental sec

indication de l'ensoleillement moyen dans la région viticole d'Alsace 1 733 h/an

indication de la pluviométrie moyenne dans la région viticole d'Alsace 581 mm/an

indication de la température moyenne dans la région viticole d'Alsace 15 °C

Production AOP

superficie de vignes AOP 15 603 ha

producteurs AOP 4 551

volume de vin AOP 895 849 hl

Production totale

superficie de vignes de raisin de cuve 15 884 ha

producteurs de vin 5 680

volume de vin 910 505 hl

Pour parcourir un peu la région...

Les producteurs d'Alsace

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